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| La caverne aux Mille Visages | |||
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Professeure Auror Photographe ![]() ![]() Adulte
PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 13/08/2024 à 00:50:48 Lorsque Hellia poussa la porte de la nurserie, elle demeura figée sur le seuil, captivée par la scène qui se déployait devant elle. La lumière tamisée de la pièce baignait les deux jeunes filles dans une douce lueur, créant un tableau empreint d'une sérénité presque irréelle. Sixtine, penchée avec une délicatesse infinie sur Kenia, tamponnait doucement le visage de la jeune Poufsouffle avec un gant imbibé d'eau fraîche, son geste empreint d’une tendresse presque maternelle. La scène, telle une œuvre d’art figée dans le temps, dégageait une chaleur inattendue et une intimité poignante qui contraignait Hellia à une réflexion silencieuse. Sa fille et la sœur de Noah étaient toutes les deux éveillées, leurs regards tissés d'une complicité inexplicable, une alliance palpable flottant entre elles. Pendant un bref instant, elle se demanda si, par un étrange phénomène, les deux jeunes filles avaient perçu cette communion familiale secrète qui les liait. Puis, elle balaya cette pensée, consciente de l'absurdité de la supposition. Adnan et elle étaient les seuls à détenir cette vérité enfouie, et il était inconcevable que les filles aient pu en deviner les contours cachés. Les secrets familiaux, pensait-elle, demeuraient imperméables aux regards innocents. Un sourire empreint de douceur se dessina sur les lèvres de la fourchelang alors qu'elle s'approchait des deux adolescentes. Le regard de Sixtine se détournait du sien, comme pour masquer les éclats d'inquiétude qu'il contenait, tandis que Kenia, les joues légèrement rouges, semblait tout aussi hésitante. L'ombre d'une appréhension traversait leurs visages, comme si elles craignaient une réprimande pour les événements survenus dans la grotte. Elle se hâta de les apaiser. Ce n'était pas de votre faute, dit-elle d'une douce rassurante. C'était un accident, et heureusement, vous allez toutes les deux bien maintenant. Vous avez juste besoin de repos pour récupérer. Son regard rassurant et sa voix pleine de chaleur semblaient envelopper les jeunes filles d'une couverture de réconfort, désirant dissiper les derniers vestiges de leur anxiété. Se retournant vers Greyne, restée immobile sur le seuil de la porte, elle donna ses instructions d'une voix empreinte de calme. Greyne, demande à Aerin d'apporter de la soupe pour Miss Sixtine et Miss Kenia, ainsi que du jus d'orange pressé, s'il te plaît. À peine l'elfe de maison avait-elle disparu qu'elle se tourna de nouveau vers les deux jeunes filles, un sourire espiègle aux lèvres. Il vaut mieux que ce soit Aerin qui se charge de cela si nous voulons que tout arrive en un seul morceau, dit-elle en laissant filtrer une note de légèreté dans sa voix. Elle faisait bien sûr allusion à la maladresse proverbiale de Greyne, espérant ainsi égayer un peu l'atmosphère empreinte de gravité qui régnait dans la pièce. S’approchant des lits où reposaient les deux jeunes sorcières, Hellia déposa un baiser doux et affectueux sur le front de sa fille, dont le visage semblait retrouver peu à peu de la couleur. Elle offrit ensuite un baiser réconfortant à Kenia, comme un geste empreint de chaleur et de soutien. Ton frère m’a demandé de t’embrasser. Il ne devrait pas tarder à rentrer, murmura-t-elle, cherchant à apporter un peu de réconfort à la jeune fille. Anticipant les questions pressantes de Sixtine dont elle connaissait la curiosité, elle décida d’orienter la conversation. Je vais aussi demander à Aerin de vous apporter le gramophone pour que vous puissiez écouter de la musique, ainsi que de quoi dessiner. Cela vous occupera un peu. Elle échangea un dernier regard plein de tendresse avec les deux adolescentes, satisfaite de voir qu’elles étaient en bien meilleure forme que la veille, comme Wesley l’avait confirmé. Puis, elle tourna les talons, prête à trouver Aerin et à faire préparer ce qu'il fallait pour égayer la convalescence des jeunes filles. |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 14/08/2024 à 10:49:06
Willy Hopkins ~ Golden Hour
Brian Parrish ~ Deux blaireaux en vadrouille Six/Hellia St.James ~ La caverne aux Mille Visages Camille Dubois ~ Magic comes with a price Lawrence Holmes ~ La taille des arbres Everest Howell ~ La pièce manquante ![]() |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 14/08/2024 à 20:02:34 La jeune Serpentard avait arrêté de tamponner les yeux de Kenia à l'instant précis où elle avait perçu le pas léger de sa mère franchir le seuil de la chambre. Ce n'était pas que ce geste, empreint de douceur, fût malvenu, mais elle savait qu'il valait mieux éviter de susciter des interrogations inutiles. Sa mère, toujours si observatrice, n'avait besoin que du moindre détail pour laisser son esprit s'engouffrer dans un tourbillon de questions. Ainsi, elle préféra cesser son geste, dissimulant derrière un masque d'indifférence l'attention qu'elle portait à la jeune Katteridge, comme si rien ne pouvait trahir le secret qui les liait. Sixtine écoutait attentivement sa mère, absorbant chacun de ses mots alors qu'Hellia les rassurait à propos de l'incident dans la grotte. Elle accueillit sa tendresse, un comportement inhabituel pour elle, qui d'ordinaire aurait tenté de se dérober. Mais cette fois, elle restait ancrée dans l’instant, laissant la chaleur de ce geste maternel apaiser ses pensées tourmentées. Cependant, son attention se redoubla d’intensité lorsque sa mère mentionna le frère de Kenia. Quand avait-il eu l'occasion de lui dire d'embrasser Kenia ? Étaient-ils en contact régulier, au point de s'écrire ? Était-il venu pendant leur sommeil ? Une myriade de questions se bousculaient dans son esprit, tournant autour de ce mystérieux Noah dont elle n'avait jamais entendu parler auparavant. Elle savait qu’elle n’obtiendrait aucune réponse en ce moment, pas devant la blairelle, mais elle se promit de découvrir la vérité plus tard, d'une manière ou d'une autre. Perdue dans ses pensées, Sixtine fut tirée de sa réflexion par la voix soudainement enjouée de Kenia. Le contraste frappant entre cette gaieté soudaine et les pleurs de son amie, encore récents, la surprit. Elle sursauta légèrement, troublée par ce revirement inattendu. Avec un léger hochement de tête, elle répondit, évitant soigneusement le regard de sa mère de peur qu'Hellia ne lise l'agitation qui se reflétait dans ses yeux. Oui, de vraies guerrières, murmura-t-elle, tentant de paraître convaincante, bien que son esprit soit en proie au doute. Le trouble s’immisçait en elle, la déstabilisant. Kenia feignait-elle de se souvenir devant sa mère pour éviter les questions, ou bien ses souvenirs étaient-ils réellement revenus ? Le doute la rongeait, ajoutant une couche supplémentaire à l’incertitude qui flottait déjà en elle, alors que les pièces du puzzle se refusaient à s’assembler dans son esprit. Perplexe devant le comportement de plus en plus énigmatique de son amie, Sixtine en oublia de remercier sa mère avant que celle-ci ne quitte la nurserie. Alors qu’elle recommençait à tamponner délicatement les yeux de la Poufsouffle, elle chuchota, presque craintive. Tu te souviens de la grotte maintenant ou pas ? Un besoin pressant de savoir, de comprendre, la poussait à poser cette question. Elle scrutait le visage de Kenia, cherchant un indice, une vérité cachée derrière son expression calme. Jouait-elle la comédie en feignant d’aller bien pour éviter les questions d’Hellia, ou bien y avait-il autre chose, quelque chose qui échappait à Sixtine mais qui attisait de plus en plus son inquiétude ? Est-ce que tu te sens mieux maintenant ? ajouta-t-elle, veillant à ne pas paraître trop insistante. Elle ne voulait pas envahir l’intimité de Kenia, mais le comportement de son amie était bien trop déroutant pour qu’elle puisse rester silencieuse. Après tout, elle avait promis de l’aider, et cette promesse, elle comptait bien la tenir, coûte que coûte. |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 15/08/2024 à 22:15:36
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 16/08/2024 à 01:04:12 Malgré l'inquiétude qui continuait à peser sur son esprit, Sixtine ne put retenir un éclat de rire lorsque Kenia se mit à imiter un troll. La scène était d'autant plus drôle que son amie, avec sa grâce naturelle, avait tout sauf l'allure d'une créature aussi brute. Je dirais plutôt que tu ressemblais à une sorcière qui venait de voir un rat dans sa potion, répondit-elle avec un sourire espiègle, essayant de masquer ses véritables préoccupations derrière cette plaisanterie. Si l'épisode de la grotte avait laissé un goût amer, elle préférait, pour l'instant, en rire plutôt que de se laisser envahir par la gravité de la situation. Peinant à retrouver son sérieux, elle laissa échapper un dernier rire avant de reprendre son rôle de soigneuse improvisée. Elle cessa de tamponner les yeux de Kenia et se redressa lentement, son bras toujours en écharpe. À sa grande surprise, elle réalisa que la douleur avait disparu, comme si son esprit, accaparé par l’étrangeté du comportement de son amie, avait fait taire les maux physiques. Pourtant, son esprit restait en alerte, cherchant désespérément une explication logique à cette amnésie qui défiait toute raison. Je ne sais pas vraiment comment on est sorties de la grotte, en fait. Il faudra qu’on demande à ma mère, je n’ai aucun souvenir de ce moment-là. Sa voix trahissait une légère inquiétude, comme si le fait de ne pas se souvenir l’effrayait plus qu’elle ne voulait l’admettre. L’idée que sa propre mémoire lui fasse défaut, comme si un voile épais avait recouvert une partie de ses souvenirs, la perturbait. Et maintenant, voilà qu’elle aussi perdait des fragments de mémoire. Heureusement, Hellia n’avait pas encore l’âge où l’on s’inquiétait de la sénilité, songeait-elle avec un brin d’humour noir. Elle pourrait sans doute combler les pièces manquantes de ce puzzle incomplet. Alors qu’elle tentait de démêler les fils de ses souvenirs, la question soudaine de son amie la déstabilisa. Comment ça, une autre partie de toi ? Elle se mit à réfléchir à toute vitesse. Avait-elle déjà ressenti quelque chose de semblable en elle-même ? Non, cela ne lui semblait pas familier. Attends, tu veux dire que tu as parfois l’impression d’être plusieurs ? La question, bien que brusque et un peu déconcertante, n’était empreinte d’aucune moquerie. Au contraire, sa voix était grave, attentive, empreinte d’une sincère inquiétude. Lorsqu’elle entendit Kenia lui demander d’oublier cette interrogation, prétendant soudainement se souvenir de tout, Sixtine n’y crut pas une seconde. Le trouble dans la voix de son amie, l’ombre de nervosité dans son regard, tout trahissait une inquiétude bien plus profonde. La Serpentard perçut ce malaise avec acuité, son instinct lui soufflant que cette conversation touchait à quelque chose de bien plus complexe et troublant que de simples souvenirs oubliés. Je sais que tu mens, Kenia, murmura-t-elle avec douceur. Tu mens parce que tu as peur que je te trouve étrange, n’est-ce pas ? Ses mots, portés par un souffle bienveillant, cherchaient à percer l’armure de silence que son amie avait érigée. Elle s’approcha lentement, ses gestes mesurés, comme pour ne pas l’effrayer. Écoute-moi bien, reprit-elle, son ton se faisant rassurant Je ne te trouve pas étrange, pas du tout. Et j’ai peut-être même une idée pour qu’on puisse comprendre ce qu’il se passe réellement. Ses paroles, empreintes de chaleur et de sincérité, avaient pour but de tendre une main vers Kenia, de lui montrer qu’elle n’était pas seule, qu’elle n’avait pas à porter ce poids toute seule. Sixtine voulait lui faire comprendre que, quoi qu’il arrive, elle serait là pour elle, prête à affronter avec elle ces ombres mystérieuses qui semblaient envelopper son esprit. |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 16/08/2024 à 09:40:06
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 17/08/2024 à 14:16:49 Une solution, elle n’en était pas certaine. Mais une idée, ça oui, elle en avait une. Cette idée, toutefois, portait en elle une dualité troublante. D'un côté, l'excitation de découvrir enfin ce qui se tramait dans l’esprit de Kenia, une opportunité de lever le voile sur ce mystère qui la tourmentait. Mais de l’autre, le danger qui l'accompagnait était bien réel. La Legilimancie, cet art subtil et complexe, lui avait été enseigné par sa mère. Elle s’était montrée une élève attentive et talentueuse, mais malgré ses progrès, elle n’en restait pas moins à un niveau intermédiaire, loin de maîtriser totalement cette pratique délicate. Jusqu’à présent, Hellia avait été la seule personne dont elle avait sondé l’esprit. Leur relation, empreinte de confiance et de complicité, lui avait permis d’apprendre à pénétrer les pensées sans causer de dommages. Seulement, sa mère était une adulte consciente, qui savait exactement quand il était temps de cesser, avant que les frontières ne deviennent floues et dangereuses. Mais Kenia… Kenia était différente. Plus jeune, plus fragile. Si elle décidait de plonger dans les profondeurs de l’esprit de son amie, elle devait être prête à affronter les conséquences, à prendre le risque que quelque chose tourne mal. Ce danger, palpable, pesait sur ses épaules, mais la détermination de comprendre, d’aider la blairelle, était plus forte encore. Pour Sixtine, ce n’était pas seulement une question de curiosité ou d’entraînement. C’était une question de loyauté, de promesse. Elle avait juré de protéger Kenia, de la soutenir, et si cela signifiait prendre des risques, elle était prête à le faire. Mais elle savait qu’elle devait être prudente, plus que jamais. Une erreur, même minime, pouvait causer des dommages irréparables. Et pourtant, alors qu’elle réfléchissait à cette possibilité, l’idée d’utiliser la Legilimancie lui semblait de plus en plus inévitable. C’était peut-être leur seule chance de comprendre ce qui se passait réellement, de démêler les fils emmêlés de la mémoire et de la conscience de Kenia. Mais pour cela, il fallait d’abord gagner sa confiance, lui faire accepter cette intrusion, aussi douce et bienveillante soit-elle. Oui, j’ai une idée mais je ne suis pas certaine qu’elle soit bonne. Et en même temps, elle n’en voyait pas d’autre pour découvrir la raison du comportement parfois étrange de son amie. Tu as déjà entendu parler de la Légilimancie ? Dans son esprit, les leçons de sa mère défilaient comme une litanie. Ne pas forcer les barrières mentales. Savoir où s’arrêter. Ne jamais plonger trop profondément, au risque de provoquer une douleur psychique, voire des séquelles irréparables. Sixtine savait que la Legilimancie était un art aussi délicat que dangereux, et chaque incursion dans l’esprit d’autrui devait être menée avec une précision chirurgicale. C’était un outil puissant, capable de révéler les pensées les plus enfouies, mais entre de mauvaises mains, ou mal utilisé, il pouvait aussi briser des esprits. Est-ce que tu as l’impression que cela a toujours été comme ça ? poursuivit-elle, cherchant à comprendre l’origine de ce trouble qui semblait hanter son amie. Ou bien est-ce que cela a commencé à une période précise ? Se pouvait-il que la jeune Katteridge ait été victime d’une malédiction ? L’idée s’insinuait dans l’esprit de Sixtine, tissant un voile d’inquiétude qui refusait de se dissiper. Pourquoi quelqu’un voudrait-il s’en prendre à une fille de treize ans, aussi innocente que Kenia ? Et surtout, qui serait capable d’une telle cruauté ? Tant de questions se bousculaient, chaque pensée déclenchant une vague d’incertitude plus forte que la précédente. Mais une chose demeurait certaine : quoi qu’il se passe, la Serpentard était résolue à comprendre. À percer le mystère qui entourait son amie. Si une malédiction avait été lancée, si un sort sombre pesait sur la Poufsouffle, elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour la libérer de cette emprise néfaste. Les pensées tourbillonnaient en elle, formant un nœud de détermination. Rien, ni personne, ne pourrait l’empêcher de venir en aide à son amie, même s’il fallait pour cela requérir l'aide d'un adulte. |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 17/08/2024 à 22:45:39
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 18/08/2024 à 23:08:04 Aerin entra dans la pièce avec la discrétion propre aux elfes de maison, suivi de près par Greyne qui trottinait avec une expression de concentration, les bras tendus pour stabiliser un objet précieux. Derrière eux, flottait élégamment le gramophone, soutenu par la magie d’Aerin. L'elfe le guida jusqu'à la commode, où il le fit délicatement léviter pour l'y poser en douceur. Avec une révérence profonde et respectueuse, il s'inclina devant les deux adolescentes présentes dans la pièce. Greyne, désireuse de bien faire, s'empressa de l’imiter. Mais dans sa précipitation, ses pieds s’emmêlèrent dans le tapis, et elle faillit trébucher, retrouvant de justesse son équilibre avant de rougir jusqu'aux oreilles. Aerin, d'un geste rapide mais doux, la rattrapa par le bras et l'entraîna hors de la pièce, refermant discrètement la porte derrière eux. Le comportement maladroit de l’elfe amusait toujours Sixtine, et un petit gloussement s’échappa de ses lèvres avant qu’elle ne retrouve son sérieux. Elle hocha la tête à la réponse de son amie. Oui, c’est un peu ça. En gros, ça permet de pénétrer l’esprit d’une personne et d’y découvrir ses souvenirs ou ses pensées, expliqua-t-elle en termes simples. Se levant, elle fit fonctionner le gramophone, et une douce mélodie commença à se répandre dans la nurserie, enveloppant la pièce d’une atmosphère apaisante. Elle retourna s’installer près de Kenia, un sourire amusé aux lèvres alors qu’elle observait la façon dont son amie agitait ses mains en parlant de sa magie, comme si elle essayait de mimer l'énergie invisible qui coulait en elle. Est-ce que c’est une invitation ? demanda-t-elle, amusée. J’accepte, évidemment, mais tu dois comprendre que ce n’est pas un jeu. C’est même super risqué. Son ton, bien que léger, laissait entrevoir la gravité de la situation. Elle savait parfaitement à quoi elle s'engageait, et tenait à ce que son amie en prenne pleinement conscience. Il faudra qu’on fasse attention, ajouta-t-elle, son regard se faisant plus sérieux. Pourtant, malgré les risques, une part d’elle ne pouvait s’empêcher de se réjouir. L’idée de découvrir l’univers de Kenia l’égayait, comme une nouvelle aventure qui les attendait toutes les deux et une preuve de plus que leur amitié se renforçait. Alors que la Poufsouffle semblait hésiter à se confier, la sixième année remarqua la nervosité de son amie. Kenia lui demandait une promesse, celle de ne pas la juger, ce qui fit froncer légèrement les sourcils de la Serpentard. Kenia, fais-moi confiance. Je ne compte ni te juger, ni te trahir, répondit-elle doucement, ses mots porteurs d’une sincérité inébranlable. Elle écouta attentivement les confidences de son amie, inclinant légèrement la tête, ses yeux fixés sur le visage de son amie. L’étrangeté du fait que les souvenirs de cette dernière ne remontaient pas au-delà de ses sept ou huit ans la frappa, car elle-même se souvenait de bribes de sa petite enfance. Pourtant, elle préféra ne rien dire, respectant le désir de Kenia de ne pas en parler davantage. Un silence s’installa, mais Sixtine n’avait pas l’intention de laisser l’atmosphère s’alourdir. Tu sais ce qu’on va faire ? demanda-t-elle soudain, un sourire malicieux éclairant son visage. Sans attendre de réponse, elle se releva d’un bond, attrapant la main de Kenia avec sa main valide et l’entraînant à se lever du lit à son tour. On va danser ! ajouta-t-elle en riant, avant de faire pirouetter son amie avec légèreté. La musique douce qui se répandait dans la pièce semblait prendre une nouvelle vie alors que les deux jeunes filles tournaient et riaient, laissant leurs soucis s’éloigner pour un moment. Sixtine savait que ce qui les attendait chez les Katteridge était sérieux, mais en cet instant précis, elles avaient besoin de cette légèreté, de ce souffle de vie pour chasser les ombres qui planaient autour d’elles. |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 19/08/2024 à 08:51:20
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 19/08/2024 à 23:23:49 La mélodie enveloppait la pièce, légère et envoûtante, comme un souffle de vent printanier qui fait danser les feuilles. Kenia, dans sa spontanéité habituelle, s'était lancée dans une démonstration de danse improvisée. Ses mouvements, bien que maladroits, étaient pleins de bonne volonté, mais ils ne suivaient pas vraiment le rythme de la musique. Son enthousiasme compensait cependant largement ses maladresses, et Sixtine ne put s'empêcher de sourire. Elle ne voulait pas lui dire qu’elle se trompait, qu’en réalité, les conséquences d’une legilimancie mal exécutée pouvaient être bien plus graves que ce que Kenia imaginait. Elle ne voulait pas briser ce moment de légèreté par des mots trop lourds, ni lui faire peur inutilement. La danse, c’était une échappatoire, une manière de s’oublier, de repousser pour un instant les inquiétudes qui pesaient sur leurs jeunes épaules. Regarde, Kenia, essaye de faire comme ça, dit-elle doucement, en prenant la main de son amie. Se plaçant sur la pointe des pieds avec une grâce naturelle, elle exécuta quelques pas de danse. Elle tournoyait légèrement, son visage illuminé par un sourire complice. Ne t’inquiète pas pour mon bras, je n’ai presque plus mal, ajouta-t-elle avec un clin d’œil rassurant. C’était attendrissant de voir à quel point la jeune fille s’inquiétait pour elle. De toute manière, Sixtine comptait bien replonger dans ses notes, celles qu’elle avait prises avec tant de soin après chaque séance avec Hellia. Elle s’entraînerait. Peut-être même sur Greyne. L’idée la fit sourire, un mélange d’amusement et de curiosité. Est-ce que la legilimancie fonctionnerait sur un elfe de maison ? C'était une question qui méritait d’être explorée, et l’occasion semblait trop tentante pour ne pas s’y essayer. Le reste de la journée s’écoula dans une ambiance de légèreté et de complicité. Les deux amies dansèrent au rythme de la musique douce, leurs rires résonnant dans la pièce comme des échos d'une amitié sincère. Elles échangèrent des secrets, des souvenirs, tissant encore plus solidement les liens qui les unissaient. L’ombre de la legilimancie planait toujours au-dessus d’elles, mais elles la laissèrent de côté, comme un sujet trop grave pour ternir ces moments précieux. Elles avaient décidé, pour un temps, de se concentrer sur le présent, de profiter de chaque instant, repoussant à demain les questions et les inquiétudes. Le lendemain matin, alors que les premières lueurs du jour filtraient à travers les rideaux, le frère de Kenia arriva au manoir St. James. Les au revoir entre sa mère et ce sorcier avaient quelque chose de particulier, une forme de réserve inhabituelle, presque comme s'ils partageaient un secret que ni l’un ni l’autre ne voulait révéler. Les regards échangés, les sourires un peu forcés, tout cela intriguait la Serpentard plus qu’elle n’aurait voulu l’admettre. Sa mère, habituellement si maîtresse d’elle-même, semblait presque mal à l’aise, un fait qui ne passa pas inaperçu aux yeux de la jeune fille. Elle se tenait là, immobile, analysant chaque détail, essayant de comprendre ce qui se cachait derrière cela. ✻ Une semaine plus tard ✻
L’arrivée au manoir Katteridge se fit sans encombre. Hellia et Sixtine avaient transplané ensemble, conformément aux souhaits de sa mère, qui avait insisté pour qu’elle ne voyage pas seule malgré son tout nouveau permis de transplanage. Elles se retrouvèrent devant une imposante grille en fer forgé, solidement fermée, qui laissait entrevoir le manoir au-delà. Bien que légèrement plus modeste que le domaine des St. James, il n’en était pas moins impressionnant, avec son architecture élégante et ses jardins bien entretenus. Sur la pelouse verte, quelques moutons paissaient paisiblement, ajoutant une touche pittoresque au paysage. Hellia, avec l’assurance de quelqu’un qui connaissait les lieux, sonna à une cloche discrètement dissimulée parmi les ornements de la grille. Sixtine, curieuse comme toujours, l’observait avec une attention soutenue. Comment as-tu as su où se trouvait la cloche ? demanda-t-elle, son ton teinté d’une légère accusation, comme si elle soupçonnait sa mère d’avoir gardé un secret. Je ne l’avais même pas vue, moi. Tu es déjà venue chez le frère de Kenia ? Ses questions fusaient, son esprit cherchant à assembler les pièces d’un puzzle dont elle ignorait l’image complète. Hellia esquissa un léger sourire en entendant la question de sa fille. Oui, je suis déjà venue ici, répondit-elle, sa voix calme, presque énigmatique. Le manoir des Katteridge est un lieu que j’ai visité à quelques reprises. Elle laissait planer un mystère dans ses paroles, comme si certaines choses étaient mieux gardées sous silence. Le temps semblait suspendu, l’air frais du matin portait avec lui une tension silencieuse. Le tintement de la cloche s’estompa, résonnant encore dans l’air, tandis qu’elles attendaient qu’on vienne leur ouvrir. La sixième sentait monter en elle un mélange de frustration et d’excitation. Cette visite, si importante pour son amie, s’enveloppait maintenant d’une aura d’inconnu et de secrets, faisant naître en elle des questions qu’elle n’osait pas encore poser. |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 20/08/2024 à 11:39:28
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La caverne aux Mille Visages - Six/Hellia St.JamesUn bien étrange jardin - Otto Crowford Nos Ombres Dévoilées - Hellia St.James |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 20/08/2024 à 18:10:26 La porte du manoir s’ouvrit en grand, révélant Noah qui les accueillit avec un sourire chaleureux, sa présence apaisante dégageant une sorte de bienveillance naturelle. Sixtine remarqua immédiatement les regards échangés entre sa mère et le frère de Kenia, une tension subtile mais indéniable flottant entre eux. Elle ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel, soupirant intérieurement. Pourtant, elle n’oublia pas les bonnes manières et adressa à Noah un sourire poli, accompagné d'un léger hochement de tête en guise de remerciement alors qu'elle entendait sa mère saluer l'ainé des Katteridge. Bonjour Noah, merci de nous accueillir. Avant qu’elle n’ait le temps de s’attarder sur l’intérieur du manoir, ses pensées furent interrompues par une tornade de joie pure. Kenia, débordante d’enthousiasme, se précipita vers elle et l’étreignit avec une telle ferveur que Sixtine faillit en perdre l’équilibre. Surprise par cette explosion d’affection, elle sentit néanmoins une vague de chaleur l’envahir. Malgré ses seize ans, âge où la retenue et la réserve sont souvent de mise, l’enthousiasme contagieux de son amie l’emporta. Elle se laissa aller, ses bras enserrant la blairelle avec la même vigueur. Un rire cristallin échappa à Sixtine alors qu’elle se retrouvait à sautiller sur place, emportée par l’allégresse de leur retrouvaille. Kenia ! s’exclama-t-elle, sa voix vibrant d'une joie sincère et non feinte. Pour un instant, toutes les préoccupations, toutes les inquiétudes disparurent, laissant place à la simple joie d’être ensemble, de partager ce moment d’insouciance dans le cloitre du manoir Katteridge. Le frère de Kenia les guida à travers les couloirs du manoir jusqu'au salon des invités. La Serpentard, toujours curieuse, lança un rapide regard à l'elfe de maison, Tic, qui les observait avec une attention discrète mais précise. Malgré la grandeur du manoir, l’atmosphère chaleureuse et familière la mettait à l’aise. Revoir Kenia ravivait en elle une énergie nouvelle, et elle savait que ce séjour serait riche en souvenirs précieux. Et puis, il y avait ce jeu trouvé dans le grenier du manoir des St.James, un trésor poussiéreux qu’elle avait décidé d’emporter avec elle. Les dessins énigmatiques sur la boîte et les règles mystérieuses avaient immédiatement piqué sa curiosité. Elle était impatiente de le partager avec son amie, certaine qu’il ajouterait une touche de mystère et de divertissement à leurs retrouvailles. En pénétrant dans le salon, un espace chaleureux les accueillit, les fauteuils moelleux et le feu crépitant dans la cheminée ajoutant une touche de confort. Ce séjour s’annonçait aussi plein de surprises que de moments inoubliables, et elle était prête à en profiter pleinement. Installée confortablement aux côtés de Kenia, Sixtine se laissait absorber par la beauté de la pièce. Ses yeux erraient avec curiosité parmi les détails élégants du salon, des tapisseries délicates aux meubles anciens aux bois polis. La lumière douce du feu dans la cheminée baignait la pièce d’une chaleur dorée, faisant ressortir les reflets chatoyants des tissus et des objets décoratifs. En revanche, l’expression de sa mère, assise sur un fauteuil, dénotait une légère tension. Son visage habituellement serein trahissait une nervosité qu’elle tentait de camoufler derrière un masque de calme impassible. Son regard scrutait les visages des deux adultes présents, observant attentivement chaque geste, chaque inflexion de leur voix. En entendant les paroles de Noah, elle fronça les sourcils, écoutant avec une concentration soutenue. La conversation semblait contenir des sous-entendus qu’elle cherchait à déchiffrer, cherchant à comprendre les dynamiques en jeu tout en s’imprégnant de l’atmosphère feutrée de la pièce. Les détails du décor, bien que fascinants, se fondaient en arrière-plan face à l'importance des échanges en cours. En grandissant, elle avait réalisé que le mariage de ses parents était loin des contes de fées qu'elle avait lus enfant. Sa vision idéalisée s'effritait alors qu'elle découvrait l’inexistence de leur relation. Elle pensait alors que tous les mariages étaient ainsi et que les histoires de ses livres étaient simplement irréelles. Un peu plus grande, elle avait découvert une correspondance entre sa mère et le professeur Dresden et son imagination débordante lui avait fait imaginer une romance secrète. Le feu qu’elle avait allumé à la suite de cette découverte dans le bureau du professeur, était plus qu’un acte de rébellion : c’était une tentative maladroite de préserver l’espace qu’elle croyait menacé. Ce geste impulsif représentait un cri silencieux face à la complexité des relations adultes qui échappaient à sa compréhension enfantine. Mais depuis, elle avait mûri. Elle comprenait désormais ce que signifiait véritablement aimer. Et bien qu'elle persistait à croire que les seules personnes capables de s’aimer réellement étaient Keith et elle, elle ne pouvait ignorer les regards complices échangés entre le frère de Kenia et sa mère. Ces regards, chargés d’une affection subtile mais palpable, laissaient peu de place au doute. En observant les regards échangés entre le frère de Kenia et sa mère, la réalité la frappa soudain. Avec une sincérité désarmante, elle se tourna vers Kenia et murmura, Ils sont amoureux. Puis, se retournant vers les deux adultes, elle poursuivit avec une curiosité à peine voilée, Vous êtes amoureux, n'est-ce pas ? C'est pour cela que tu savais où se trouvait la cloche... Depuis quand ? Et est-ce que tu vas divorcer avec... Sa phrase se perdit dans l'air, inachevée, car elle hésitait à prononcer le nom de celui qu’elle ne voulait plus appeler père. Avec... tu sais qui. Le ton de sa voix, oscillant entre l’étonnement et la confusion, trahissait un mélange d’émotions complexes face à la révélation inattendue. La pièce semblait retenir son souffle, chaque mot pesant comme un écho dans le silence. Dans l’esprit de la Serpentard, son père, bien que loin d’être Voldemort, représentait une terreur silencieuse. Sa présence distante et intimidante avait obscurci son enfance, faisant de l’idée du divorce une échappatoire presque salvatrice. Pour elle, cela signifiait se libérer d’un héritage d’angoisse et de froideur, une chance de se distancer d’un père dont elle redoutait les actes dépourvus de compassion. Aujourd’hui, plus mûre, elle était prête à souhaiter le bonheur de sa mère, même si cela signifiait le trouver auprès du frère de Kenia. De ce qu’elle avait compris, cet homme semblait être l’antithèse de son propre père. Bienveillant et ouvert, il offrait une image de paternité empreinte de chaleur et de compréhension, contrastant fortement avec Adnan. Devant les interrogations de Sixtine et le regard de Noah, Hellia se redressa et se dirigea vers lui, déterminée à affronter cette situation ensemble. Leur complicité était évidente alors qu'elle posait une main rassurante sur son bras. Les visages des deux adolescentes se détachaient clairement dans l’atmosphère tendue : Kenia, à l’écoute avec une sérénité studieuse, et Sixtine, dont les yeux brillaient d'une curiosité vive. Hellia croisa le regard de Noah, cherchant dans ses yeux le soutien dont elle avait besoin pour aborder cette conversation cruciale. Avec un ton calme, marqué par une touche d’amusement face à la perspicacité de sa fille, elle déclara : Oui, nous sommes amoureux. Nous nous aimons depuis de nombreuses années maintenant, mais nous nous étions perdus de vue. Ses mots, bien que chargés d’émotion, portaient également une légère ironie, comme si la révélation était une évidence pour ceux qui savaient lire entre les lignes. Elle reprit son souffle, cherchant encore du courage dans les yeux de Noah avant de poursuivre. Nous avons quelque chose d’important à vous annoncer. Cela va profondément transformer notre vie à tous les quatre. Avant qu’elle puisse élaborer davantage, Sixtine, visiblement impatiente et roulant les yeux, intervint d’un ton presque désinvolte. Tu vas donc divorcer et vous allez vous marier. Hellia ouvrit la bouche pour répondre, mais fut interrompue par l’exclamation soudaine de Sixtine. Les yeux de l’adolescente s’élargirent comme des soucoupes, tandis qu’elle se tournait tour à tour vers Kenia, puis vers les deux adultes. Vous allez avoir un bébé ? Les mots résonnèrent dans la pièce, comme un écho de l’imagination débordante de la sixième année. Si l’idée d’un mariage entre sa mère et Noah Katteridge était acceptable, l’arrivée d’un bébé ne l’enchantait pas du tout. |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 20/08/2024 à 19:13:18
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La caverne aux Mille Visages - Six/Hellia St.JamesUn bien étrange jardin - Otto Crowford Nos Ombres Dévoilées - Hellia St.James |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 20/08/2024 à 21:19:42 Le regard perçant de Sixtine allait de sa mère à Noah, scrutant chacun d’eux avec impatience, attendant une réponse qui tardait à venir. Lorsque le frère de Kenia tenta de parler, il ne réussit qu’à bégayer quelques mots confus, presque incompréhensibles. La Serpentard, mi-étonnée, mi-amusée par cette scène, se mordit légèrement la lèvre pour étouffer un rire. La maladresse de l’adulte, peinant à exprimer ses sentiments, la fascinait autant qu’elle la divertissait. D’un coup d’œil complice, elle partagea son amusement avec Kenia. L’aîné des Katteridge prononça son prénom et elle fut surprise par l’intensité qui marquait sa voix. Elle releva la tête, croisant son regard avec une attention nouvelle, penchant légèrement la tête, comme pour capter chaque mot. Cependant, lorsqu’il mentionna le prénom de son père, un frisson la traversa, glacé et involontaire. Même l’évocation de ce prénom lui était devenue insupportable, un rappel douloureux de tout ce qu’elle voulait fuir. Ses yeux bleus se voilèrent d’une ombre fugace, une fraction de seconde à peine, avant qu’elle ne se reprenne et hoche la tête en signe de compréhension. D’accord, murmura-t-elle simplement, son ton plus détaché, presque mécanique. Puis, elle se tourna vers Hellia, son visage redevenu sérieux. Vous vous aimez. Et du coup, c’est quand que tu vas divorcer alors ? La question, bien que posée avec une apparente légèreté, trahissait l’anxiété sous-jacente de la jeune fille. L’idée que sa mère et Noah soient amoureux lui semblait positive, une promesse d’une vie plus stable et même, avec un peu de chance, plus heureuse. Et si cela signifiait qu’elle et Kenia pourraient vivre sous le même toit, c’était une perspective qui la réjouissait d’autant plus. Mais ce qui la préoccupait réellement, ce qui faisait battre son cœur un peu plus fort dans sa poitrine, c’était la possibilité d’un divorce. L’espoir, timide mais persistant, que ce divorce puisse enfin la libérer de l’ombre oppressante d’Adnan De Berkeley. La sixième année observait sa mère et Noah, qui échangeaient des regards chargés de soutien mutuel. Ils semblaient chercher l’un dans l’autre la force de poursuivre cette conversation, comme s’ils redoutaient une réaction explosive de sa part. Ce qui la fit sourire intérieurement, car si elle avait tendance à réagir avec intensité, ce n’était jamais sans raison valable. Cette situation, bien qu’inattendue, ne semblait pas assez grave pour justifier une telle réaction de sa part. Il aurait fallu que quelque chose d'énormément perturbant menace de bouleverser sa vie de manière drastique. Nous allons vivre tous ensemble alors ? Et où ça ? Ici ou à Aberdeen ? Et Aerin et Greyne ? Et Orphée ? Les questions fusaient dans son esprit, se bousculant sans ordre ni priorité, cherchant à éclaircir ce qui allait advenir de leur vie. Quand Noah reprit la parole, affirmant qu’un bébé n’était pas encore prévu, elle laissa échapper un soupir de soulagement, presque involontaire. L’idée d’un nouveau-né dans cette nouvelle dynamique familiale ne l’enchantait guère, elle n’était pas prête pour un tel bouleversement. Elle échangea un regard avec Kenia, pensant que les révélations étaient désormais terminées et qu’ils allaient pouvoir passer à autre chose. Mais Noah continua, et ce qu’il dit ensuite la stupéfia. Comment ça, vous avez eu un enfant ? s’exclama-t-elle, l’étonnement se mêlant à l’incrédulité dans sa voix. Elle remarqua alors le regard qu’il lançait à sa sœur. Son esprit s’emballa instantanément, tissant des scénarios qui se succédaient à une vitesse fulgurante. Se levant brusquement, elle fixa tour à tour sa mère, Noah, puis Kenia, une expression de confusion grandissante se peignant sur son visage. Les pièces du puzzle se mettaient en place dans son esprit, et l'idée que Kenia puisse être cet enfant lui traversa l'esprit, provoquant une onde de choc. Est-ce que cela signifiait que Kenia et elle étaient en réalité sœurs ? Était-ce la raison pour laquelle elle avait ressenti ce lien particulier avec elle ? Avant qu’elle ne puisse articuler ces pensées à voix haute, Noah finit par lâcher la vérité, chaque mot s’imprimant dans son esprit avec une clarté effrayante. La révélation venait de tomber comme un couperet, et Sixtine, figée sur place, peinait à comprendre la portée de ce qu’elle venait d’entendre. C’était moi ? Sa voix s’était réduite à un murmure, un souffle incrédule. Ses yeux passaient de Noah à sa mère, scrutant leurs visages comme s’ils avaient perdu la raison, comme si leur place était plutôt à Sainte-Mangouste qu’ici, dans ce salon qui lui paraissait soudain si oppressant. Droite face à eux, elle essayait désespérément de mettre de l’ordre dans les pensées qui se bousculaient dans son esprit, tentant de saisir cette vérité qui venait de bouleverser son monde. Puis, tout à coup, la colère éclata en elle, aussi brûlante qu’un sortilège incendiaire. Son regard se fit plus dur, sombre, tandis qu’elle plantait ses yeux flamboyants dans ceux de sa mère. C’est vrai ? Dis quelque chose, maman ! Hellia, d’un geste lent, hocha la tête, une ombre de regret dans ses yeux. Oui, Six, ce que vient de dire Noah est vrai. Je... Lorsque j’ai découvert que j’étais enceinte, nous n’étions plus en contact, et je n’ai pas voulu lui imposer cette situation. C’était une erreur, je le reconnais aujourd’hui. Et... Sixtine l’interrompit, sa voix tremblante de fureur. Tu as osé faire ça ? Tu as osé me cacher ça tout ce temps ? Sa colère était si intense qu’elle sentait ses poings se serrer, l’envie irrésistible de casser quelque chose montant en elle, comme un ouragan intérieur qu’elle peinait à contenir. Dans cet instant de rage, elle en oublia presque la présence des deux Katteridge. Le pire, tu entends ? Elle cracha les mots, sa voix brisée par l’émotion. Le pire, c’est que tu sais que je ne veux plus entendre parler de… de… Tu sais qui ! Et même là, même là, tu n’as rien dit ! Les larmes, qu’elle avait jusqu’ici réussi à retenir, commencèrent à couler le long de ses joues. Elle détourna brusquement les yeux des adultes et se dirigea vers la porte du salon, chaque pas lourd de désespoir. Mais à mi-chemin, elle s’arrêta, réalisant qu’elle n’était pas chez elle, qu’elle ne pouvait pas simplement fuir dans sa chambre et claquer la porte derrière elle pour s’enfermer dans sa douleur. D’un geste rageur, elle essuya ses larmes avec la paume de sa main, puis se tourna lentement vers Noah, le cœur battant à tout rompre. Elle l’observa en silence, ses yeux embués de larmes, cherchant désespérément quelque chose de familier dans son visage, une ressemblance qui pourrait rendre tout cela plus réel, plus tangible. Est-ce qu’elle lui ressemblait? Ils avaient la même couleur de cheveux, une teinte sombre et profonde qui semblait porter en elle un monde de secrets. Monsieur Katt… Sa voix se brisa, et elle s’interrompit, réalisant soudainement qu’elle ne savait même pas comment s’adresser à lui. Ce père inconnu devait-il être traité comme un étranger ou comme quelqu’un de plus intime ? Elle reprit d’une voix tremblante, ses mots hésitants trahissant sa confusion. Est-ce qu’il y a un endroit où je pourrais me retrouver seule, s’il vous… Une seconde d’hésitation. Vouvoyer ou tutoyer ? Elle ne savait plus quoi penser, ni comment naviguer dans cette mer de nouvelles émotions qui l’assaillaient. Je veux être loin d’elle. finit-elle par murmurer en évitant de regarder sa mère. |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 20/08/2024 à 22:55:48
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 21/08/2024 à 15:12:05 Sans accorder un regard à sa mère, Sixtine suivit Noah en silence, quittant ce salon où l’air s’était fait trop lourd, trop étouffant pour elle. Leurs pas résonnaient faiblement dans les couloirs, un écho de la tempête qui grondait dans son cœur. Noah la mena jusqu’au cloître, un lieu calme et isolé. Après avoir congédié l’elfe de maison, il s’installa sur un bord de pierre, laissant à l’adolescente tout l’espace dont elle avait besoin pour respirer. Debout devant lui, les épaules légèrement voûtées sous le poids des émotions, elle fixait le sol à travers ses larmes. Elle se sentait perdue, prisonnière d’un tourbillon de sentiments qu’elle ne savait comment maîtriser. Elle avait envie d’être ailleurs. Mais pas n’importe où. Elle savait exactement où son cœur la portait : en Russie, auprès de Keith. Lui seul comprenait ses silences et ses peines sans qu’elle n’ait besoin de parler. Si seulement le transplanage pouvait l’y emmener, elle serait partie sur-le-champ, trouvant refuge dans la présence rassurante de celui qu’elle considérait comme son âme sœur. Lorsque Noah prit la parole, sa voix douce et mesurée résonna dans l’air frais du cloître. La Serpentard leva les yeux vers lui, ses larmes trahissant encore le chaos qui régnait en elle. Il y avait dans son regard une tendresse qu’elle ne connaissait pas, une promesse de compréhension et de patience. Incapable de formuler une réponse, elle se contenta de hocher la tête, acceptant tacitement d’écouter. Les mots lui manquaient encore, coincés quelque part entre son cœur et sa gorge, mais elle savait que cette conversation était inévitable, qu’elle devait affronter cette nouvelle réalité, aussi bouleversante soit-elle. Tout comme elle, Noah avait été pris au piège d'un secret, mis devant un fait accompli qui le concernait directement, mais qui lui avait été dissimulé. Il évoquait des choix douloureux, ces décisions imposées par la vie, qui ne laissent personne indemne. Il parlait avec une sagesse née de l'expérience, mais aussi avec une vulnérabilité qui résonnait étrangement en elle. Lorsqu'il lui avoua avoir brisé un kiosque en apprenant la vérité, un léger sourire fendit les larmes de Sixtine. Elle aussi aurait voulu tout casser, comme pour libérer la tempête qui grondait en elle. Elle l'écoutait attentivement, mais malgré les mots réconfortants qu'il essayait de lui offrir, elle ne pouvait s'empêcher de sentir une profonde amertume. Elle n’était peut-être qu’une adolescente, une jeune fille qui ne comprenait pas toutes les nuances et subtilités de la vie adulte, mais son cœur, dévoué à Keith, ne pouvait accepter l’idée que sa mère ait choisi d’épouser un homme qu’elle n’aimait pas alors qu’un autre faisait battre son cœur et que ce dernier partageait ses sentiments. C’est elle qui a choisi de faire ce choix douloureux, murmura-t-elle, sa voix tremblante sous le poids de l’émotion. Personne ne l’a obligée. Chaque mot était chargé de rancune, trahissant la douleur qui la rongeait. Et maintenant, c’est nous qui devons en subir les conséquences. Sans s’en rendre compte, elle incluait Noah dans sa peine, dans cette révélation qui venait de bouleverser sa vie. Peut-être parce qu’il partageait désormais ce fardeau avec elle, un lien tacite se créait entre eux, un lien qui n’était pas seulement celui de la famille qu’on leur disait être, mais aussi celui de deux âmes touchées par la même trahison. Lorsqu’il approcha délicatement sa main pour essuyer les larmes qui perlaient sur ses joues, Sixtine ressentit une surprise mêlée de réconfort. Ce geste, à la fois tendre et protecteur, l’apaisait d’une manière inattendue. Elle se surprit à ne pas reculer, à accepter cette attention qui portait en elle une douceur paternelle. Si elle avait été encore une enfant, peut-être se serait-elle blottie contre lui, cherchant l’étreinte qui aurait pu étancher sa douleur. C’est ce dont elle avait besoin à cet instant précis. Quelqu’un qui la comprenne, qui la prenne dans ses bras et absorbe sa peine. Mais elle avait seize ans, et devant elle se tenait un homme qui, malgré les révélations, restait un étranger. Elle l’observait avec une attention nouvelle, scrutant les traits de son visage, cherchant à comprendre s’il pourrait un jour combler ce vide que sa mère avait laissé en elle avec ses secrets. Une question brûlait en elle, douloureuse et inévitable : pourrait-elle un jour pardonner à sa mère ? Et serait-elle capable, un jour, de regarder Noah et de l’appeler papa ? Vous... Elle s’interrompit, se rendant compte de l’incongruité de ce vouvoiement qui désormais sonnait faux. C’est encore tellement nouveau pour moi, il va me falloir du temps, murmura-t-elle, comme pour s’excuser de la distance qu’elle maintenait malgré elle. Lorsque Noah lui promit d'être toujours là pour elle, de faire tout ce qui était en son pouvoir pour l'aider, Sixtine sentit son cœur se serrer douloureusement. Ces mots, prononcés avec tant de sincérité, étaient exactement ceux qu’elle avait rêvé d’entendre, enfant, de la part de celui qu'elle avait cru être son père. L'émotion lui serra la gorge, la laissant incapable de répondre autrement que par un nouveau hochement de tête. Une nouvelle vague d'émotions la submergea, mais cette fois, un éclair de lucidité la traversa. Alors que Noah se retournait pour la laisser seule, respectant son besoin de solitude, elle se précipita vers lui, attrapant la manche de sa veste avec une urgence qui trahissait sa panique. Attends ! s'exclama-t-elle, ses yeux brillants d'une peur palpable. Des images du sorcier qu’elle avait appris à craindre, envahissaient son esprit. Elle se souvenait des moments où elle avait été témoin, bien malgré elle, de ses agissements, de cette cruauté sourde qui l'habitait. Il est dangereux, murmura-t-elle d'une voix tremblante, consciente que Noah ne pouvait pas deviner le fil de ses pensées. Voyant l’incompréhension dans ses yeux, elle se força à prononcer ce nom qui lui brûlait les lèvres. Adnan... Il ne doit jamais savoir pour tout ça. |
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 21/08/2024 à 15:15:38 À l'intérieur du salon, un silence s'était installé depuis le départ de Sixtine et Noah. Hellia, toujours debout, fixait la porte qui s’était refermée sur eux. Tout son être lui criait de les rejoindre, de prendre sa fille dans ses bras et de lui expliquer, mais elle comprit le message silencieux dans le regard de Noah : c'était un moment crucial pour lui, une chance de créer un lien avec Sixtine. Elle ne devait pas interférer. La Fourchelang détourna lentement les yeux de la porte, se souvenant de la présence de Kenia, restée étrangement silencieuse au milieu de cette tempête de révélations. Elle tourna la tête vers elle, cherchant dans ses traits une quelconque réaction, un signe de ce qu'elle pouvait ressentir. Est-ce que ça va, Kenia ? demanda-t-elle d'une voix douce, empreinte d'une inquiétude sincère. Elle s’installa à côté d’elle sur le canapé, prenant soin de ne pas envahir son espace, respectant la distance qu’elle imaginait nécessaire. Tu as le droit de réagir toi aussi, si tu en as envie, reprit-elle avec délicatesse. Ça te concerne aussi, tout ce chamboulement. Elle savait à quel point ce moment pouvait être déroutant pour la jeune fille, qui se retrouvait soudain plongée dans des dynamiques familiales bouleversantes. Elle s'inquiétait de ce que cette enfant, qui avait tant perdu et pour qui son frère était tout, puisse se sentir exclue ou mise de côté par les événements. Hellia voulait qu'elle sache qu'elle comptait aussi, que ses pensées, ses sentiments, et ses craintes avaient leur place ici. Je sais que tout cela doit te paraître... étrange, continua-t-elle avec douceur, cherchant à établir un pont de confiance. Ton frère, Sixtine, moi... C’est beaucoup à absorber. Et je ne veux pas que tu te sentes mise de côté ou inquiète pour l’avenir. Ses mots étaient empreints d’une chaleur sincère, d’un besoin de rassurer, de tisser un lien de sécurité autour de cette jeune fille, tout comme elle souhaitait le faire pour sa propre fille. Elle espérait que Kenia se sente assez en confiance pour partager ce qu’elle ressentait, que ce soit de la peur, de l’espoir, ou même du scepticisme. Après tout, tout le monde, dans cette pièce, avait besoin de trouver sa place dans ce nouveau chapitre de leurs vies. |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 22/08/2024 à 21:20:48
Willy Hopkins ~ Golden Hour
Brian Parrish ~ Deux blaireaux en vadrouille Six/Hellia St.James ~ La caverne aux Mille Visages Camille Dubois ~ Magic comes with a price Lawrence Holmes ~ La taille des arbres Everest Howell ~ La pièce manquante ![]() |
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 23/08/2024 à 09:51:37
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